C’était il y’a 6 ans, je crois, on était en voiture avec ma mère, de retour d’une virée du côté de Mons comme on avait l’habitude d’en faire le samedi pour se changer les idées. Ce genre de moment à deux nous permettait de causer et d’évoquer nos projets. Ce jour là, on parlait de l’avenir du Manoir Belot, celui qui à notamment servi à accomplir ma première connerie.

Ce manoir qui avait abrité le propriétaire de l’ancienne tannerie Gérard dans laquelle sont implantés les Meubles Belot, était vide depuis 2012. Les derniers locataires avaient quittés les lieux car la vétusté du bâtiment se faisait de plus en plus ressentir. Depuis lors, personne ne semblait intéressé par la battisse, à la location comme à la vente.
La famille Belot se creusait la tête pour savoir quoi en faire et investir pour rénover le bâtiment n’était pas vraiment à l’ordre du jour. Avec ma mère, on regrettait de voir désespérément vide ce véritable joyau au potentiel dingue.

De mon côté, je commençais à m’intéresser aux nouvelles méthodes de travail, à la vie de digital nomad, aux tiers-lieux qui permettaient aux indépendants des métiers numérique de briser la solitude du travail à domicile tout en leur permettant de rencontrer de nouvelles personnes avec qui développer leurs activités. J’évoquais souvent à ma mère l’existence d’espaces de coworking, mon désir d’aller dans les grandes villes pour y travailler et échanger avec les autres acteurs du métier, saisir de nouvelles opportunités…

Ce jour là, elle se tourne vers moi et me dit “ce manoir, pourquoi on en ferait pas un espace de coworking, après tout ?”. C’était le déclic, la machine était lancée, je voulais concrétiser l’idée un peu folle d’ouvrir un espace de coworking à Soignies. Certes, le manoir en question est, depuis lors, toujours inoccupé mais les chemins ont fait qu’aujourd’hui, 1er février 2019, j’ai eu le plaisir d’inaugurer le MAD Coworking de Soignies dont je suis devenu gestionnaire.

Ce deuxième défi des 30 ans, c’est le fruit de plusieurs années de travail, de rencontres, d’apprentissage, des coups durs, des coups de pouces et une bonne dose d’espoir. Je préfère vous passer les détails et la rengaine de la tirade inspirante qui vous poussera à accomplir vos rêves les plus fous. Avec une humilité discutable, j’ai pu savourer un instant les heures de galère qui m’ont conduit là. La route était déjà longue et pourtant ce n’est que le début de cette nouvelle aventure avec le MAD Coworking.

Il n’y a point de génie sans un grain de folie

Aristote

Quelques personnes sont depuis venues me trouver pour me confier que cet espace de coworking, c’est une opportunité, pour eux, de peut-être enfin prendre un nouveau départ en tant qu’indépendant, de lancer leur activité ou, encore, de concrétiser ce petit projet qui leur tient à cœur. Ça me touche beaucoup puisque c’est un peu l’histoire que je viens de vous raconter, finalement. Je suis heureux d’avoir concrétisé ce projet qui permettra peut-être à une centaine d’autres de se concrétiser aussi. Vous êtes les bienvenus au MAD Coworking les amis, vous et vos idées folles.